Café suspendu
Le café suspendu, c’est quoi ?
Tu as peut-être vu ce mot sur une ardoise au comptoir du kawaa : café suspendu. Le principe est simple, mais il change beaucoup de choses. Quand tu commandes ton café, tu peux en payer un deuxième, invisible, pour quelqu’un qui viendra plus tard et qui n’a pas les moyens de se l’offrir. Pas de justificatif à montrer. Pas de question posée. La personne demande juste s’il reste un café suspendu, et elle en a un.
Le principe du café suspendu
La tradition vient de Naples, où on l’appelle caffè sospeso. Elle a essaimé dans plein de villes depuis, sous des formes un peu différentes, mais toujours avec la même idée de base : rendre la solidarité aussi simple qu’une tasse de café, sans dossier à remplir ni sermon à écouter.
Ce qui rend le café suspendu du kawaa Lille solidaire, ce n’est pas une case à cocher sur ton ticket. C’est un geste qu’on te propose quand tu passes commande, aussi naturel que de demander un sucre en plus.
Le carillon, le café (et le repas) suspendu du kawaa
Chez nous, ce dispositif a un nom : le carillon. Il est mené avec l’association La Cloche, qui agit contre l’exclusion et l’isolement des personnes à la rue ou en grande précarité. Tu peux retrouver le détail du dispositif sur le programme Le Carillon, porté par La Cloche.
Et ça ne s’arrête pas au café. On peut aussi payer un repas suspendu : quand tu commandes un plat à midi ou le soir, tu as la possibilité d’en offrir un deuxième, qui attendra la prochaine personne qui en aura besoin. Même logique, même simplicité, juste une assiette en plus d’une tasse.
C’est cohérent avec ce qu’on est. kawaa est engagé dans l’économie sociale et solidaire depuis 2014, et la mission du kawaa ne s’arrête pas à la porte du café. Le carillon en est une traduction très concrète, à l’échelle d’une tasse ou d’une assiette.
Comment participer, en payant ou en recevant
Pour offrir un café ou un repas suspendu, rien de plus simple : au moment de payer, dis au comptoir du café restaurant que tu veux en ajouter un. Il sera noté sur l’ardoise, disponible pour la prochaine personne qui en aura besoin. Tu peux le faire une fois, ou en prendre l’habitude à chaque passage.
Pour en recevoir un, la démarche est tout aussi directe. Tu demandes s’il reste un café ou un repas suspendu, et si l’ardoise en compte au moins un, il est à toi. Aucune preuve à fournir, aucune situation à justifier. C’est tout l’intérêt du dispositif : la dignité de celui qui reçoit compte autant que la générosité de celui qui donne.
Et si tu veux découvrir le reste de ce qu’on sert à côté d’un café ou d’un repas suspendu, notre carte du midi et du soir change au fil des saisons.
FAQ
Le café suspendu, c'est gratuit pour la personne qui le reçoit ?
Oui, entièrement. Il a déjà été payé par quelqu’un d’autre au moment de sa commande, la personne qui le reçoit n’a rien à débourser.
Peut-on aussi payer un repas suspendu au kawaa ?
Oui. Le principe du carillon ne se limite pas au café : tu peux offrir un repas de la même façon, en le signalant au moment de payer le tien.
Faut-il justifier sa situation pour recevoir un café ou un repas suspendu au kawaa ?
Non. Il suffit de demander au comptoir s’il en reste un disponible. Aucune preuve ni explication n’est demandée.
Le café suspendu existe-t-il ailleurs qu'au kawaa ?
Oui, c’est une tradition bien plus large que le kawaa, née à Naples sous le nom de caffè sospeso. Ici, elle prend la forme du carillon, mené avec l’association La Cloche.
On a tant à partager. Et un café ou un repas suspendu, c’est l’occasion de le prouver, une tasse ou une assiette à la fois.

